Polygonia egea

Polygonia egea : la Vanesse des pariétaires 

Cette espèce est très proche du Robert-le-Diable (P. c-album). Au verso de l'aile postérieure on retrouve un petit dessin blanc qui a une forme de "L" plutôt que de "c", mais la distinction est assez subtile. La marge des ailes est sinueuse et fait penser à un papillon en fin de vie. Les deux Polygonia sont particulièrement mimétiques une fois les ailes refermées grace aux couleurs et à cette découpe particulière des ailes.

Au verso, P. egea se distingue par des dessins noirs réduits, surtout sur l'aile postérieure, et une couleur de fond brun-orange plus claire. Au final, la différence avec P. c-album est plus évidente quand on est face au papillon qu'en voyant les illustrations dans les guides. 
 
P. egea était assez répandue autrefois dans les villages de région méditerranéenne, mais elle a considérablement régressé. La chenille se nourrit de pariétaire, une plante qui croit dans les interstices des vieux murs. Mais la traque aux herbes sauvages "qui font sale" à grand renfort de désherbant et la restauration clinique des vieux murs font qu'aujourd'hui on ne peut plus observer ce papillon qu'en de très rares points de l'arrière pays de l'Hérault et de Provence. 

Personnellement je ne l'ai vue qu'une fois en Croatie d'où viennent les photos. 


Polygonia c-album

Polygonia c-album : le Robert-le-Diable 

Le nom d'espèce en latin vient du petit "c" blanc sous l'aile postérieure. 

Même frais, la marge des ailes est sinueuse et fait penser à un papillon en fin de vie. Une fois les ailes refermées ce papillon est particulièrement mimétique grace à ses couleurs et à la découpe particulière des ailes. 

On ne peut le confondre qu'avec l'autre espèce du même genre P. egea, mais celle-ci a quasiment disparu en France métropolitaine.